la grande bourgeoisie en france

La bourgeoisie française du XIXe siècle a été confrontée aux mêmes problèmes que ses homologues du monde industrialisé : comment créer un système financier sûr et exempt de fraude, et comment établir des droits de propriété communs qui protégeraient les petits producteurs de l’exploitation par les grands.
La première moitié du siècle a vu de nombreuses propositions de solutions à ces problèmes.

Certains, comme Henry Charles Carey en Angleterre et Charles Dunoyer en France, étaient des socialistes qui préconisaient l’intervention de l’État en faveur des travailleurs. D’autres, comme Etienne classification et Charles Gide en France ou Thomas Spence en Ecosse, étaient des libéraux du laissez-faire qui pensaient que les droits de propriété devaient être déterminés par les seules forces du marché.

En fin de compte, toutes ces propositions ont échoué parce qu’il leur manquait les principes nécessaires pour libérer le capital des richesses inutilisées et l’utiliser de manière productive pour générer de nouvelles opportunités commerciales pour toutes les classes de la société.

Qu’est-ce que l’argent ?

L’argent est un bien économique, une marchandise qui ne peut être obtenue qu’en produisant quelque chose de valeur. La monnaie est créée lorsqu’une partie échange des biens ou des services contre elle et l’utilise ensuite pour acheter d’autres biens ou services à une autre partie. C’est un moyen d’échange et une unité de compte qui facilite le fonctionnement des marchés.

Historiquement, l’argent a toujours été rare. Le problème a été en grande partie résolu par la circulation d’une monnaie papier adossée à de l’or, ce qui constituait la base de l’étalon-or. Cependant, avec l’essor du capitalisme moderne en Europe, les producteurs ont commencé à utiliser l’argent comme un moyen d’accumuler des richesses au lieu d’utiliser des produits et des services comme moyen de générer des richesses. À ce stade, l’offre de capital est devenue excédentaire par rapport à la demande, ce qui a entraîné une baisse significative des prix et, finalement, une dépression.

En 1803, l’économiste français Jean-Baptiste Say a écrit un ouvrage important sur l’économie, intitulé Traité d’économie politique, qui a fourni la première critique systématique du capitalisme en faveur du libéralisme du laissez-faire et du libre-échange. Il a exposé la loi de Say : « L’offre crée sa propre demande ». Sa théorie mettait l’accent sur le fait que la production génère des revenus, et non l’inverse – que les gens produiraient volontairement davantage s’ils étaient assurés de pouvoir consommer ce qu’ils produisent sans craindre de perdre l’accès à leurs moyens de production (c’est-à-dire le capital).

L’importance des droits de propriété

La seconde moitié du 19e siècle a vu le passage du libéralisme du laissez-faire au protectionnisme. Le protectionnisme, ou la pratique consistant à encourager la production et le commerce intérieurs au moyen de droits de douane, est adopté par des penseurs tels que Victor Considérant en France et Friedrich List en Allemagne. Le protectionnisme est également devenu populaire en Suisse, en Italie, en Russie et dans d’autres pays à cette époque.

Le problème de la fraude et de la richesse oisive

La bourgeoisie française a été confrontée au même problème que ses homologues du monde industrialisé : comment créer un système financier sûr qui ne permette pas la fraude et la richesse oisive.
La fraude représentait 9 % du capital total à la fin du XVIIIe siècle, mais à la fin du XIXe siècle, ce chiffre avait augmenté de façon exponentielle pour atteindre plus de 50 %. Le problème se situe principalement au niveau de ceux qui ont profité d’un premier système financier basé sur les banques, qui n’a pas été construit dans un souci de sécurité. Les banques étant relativement faciles à établir, il était assez facile pour quelqu’un d’en créer une nouvelle à tout moment et d’y déposer son argent, en attendant plus tard de toucher des intérêts ou de retirer son argent. De nombreux investisseurs avaient donc l’impression que leur capital durement gagné pouvait disparaître du jour au lendemain.

Une solution proposée par Henry Charles Carey en Angleterre consistait à ce que les gouvernements fournissent des obligations d’État portant intérêt qui pouvaient être achetées à des taux d’intérêt bas et offraient une sécurité contre les banques frauduleuses. Une autre solution a été proposée par Charles Dunoyer en France, qui estimait que les droits de propriété devaient être déterminés par les seules forces du marché plutôt que par l’intervention de l’État au nom des travailleurs. Il considérait que la propriété privée devait être comprise comme un « droit naturel » et a beaucoup écrit sur la façon dont ce droit naturel pouvait être réalisé par des politiques de laissez-faire sans intervention de l’État.

Comment parvenir à un système financier sain ?

Pour créer un système financier sain, il faut également créer un système juridique sain. En France, il s’agissait de réformer le code Napoléon, qui visait principalement à réglementer les droits de propriété et à protéger contre les pratiques frauduleuses. Le processus de réforme du code Napoléon a commencé en 1807 avec la publication d’un nouveau code pénal par le frère de Napoléon, Jérôme Bonaparte. Mais le règne de Napoléon se termine en 1815 avant que les travaux sur le code pénal ne puissent être achevés.

En 1830, après la révolution de juillet, Louis-Philippe est devenu roi et a continué à essayer de réformer le code napoléonien, mais il a été pris dans la tourmente politique et ses efforts ont également échoué.
Après 1830, les efforts de l’État et du secteur privé ont été abandonnés pendant un certain temps, car la France ne disposait pas d’un gouvernement stable doté de pouvoirs forts lui permettant de mener à bien de telles réformes. Ce n’est qu’avec l’arrivée au pouvoir de Louis-Napoléon Bonaparte en 1848 que des travaux significatifs ont repris sur les réformes financières et juridiques. Il réussit à créer une nouvelle loi sur les marchands qui décrit la manière dont les contrats doivent être conclus et exécutés tout en préservant l’honnêteté des marchands en limitant leur capacité à facturer des taux d’intérêt ou des frais excessifs sur les prêts qu’ils contractent entre eux ou avec d’autres marchands qui ne sont pas membres de leurs guildes ou associations, sans intervention de l’État.

Conclusion

En grande partie grâce au rôle de la bourgeoisie dans la société, la France dispose d’un système financier sain. Un système financier sain est bénéfique pour la bourgeoisie.

Publications similaires